Manoir de Lébioles

Manoir de Lébioles

Le réveil du Petit Versailles de l'Ardenne bleue

Il y a des lieux portés par leur histoire et le Manoir de Lébioles est de ceux-là. Loin d'être un musée, c'est une maison vivante, qui vient de se réveiller, plus belle et plus affûtée que jamais.

Le réveil du Petit Versailles de l’Ardenne bleue

Il y a des lieux portés par leur histoire et le Manoir de Lébioles est de ceux-là. Loin d’être un musée, c’est une maison vivante, qui vient de se réveiller, plus belle et plus affûtée que jamais.

Niché au cœur de la Vêcquée, forêt dense et majestueuse qui surplombe Spa, ce château néo-gothique de la Belle Époque surgit de la verdure ardennaise comme une apparition. Surnommé le « Petit Versailles des Ardennes », il ne doit pas ce titre à une quelconque prétention, mais à une certaine idée de la perfection, celle qui se cache dans chaque détail soigneusement choisi.

Ici, les murs gardent en mémoire le séjour de Jean Cocteau. Paul Dresse de Lébioles, châtelain poète, en avait fait un foyer littéraire d’exception. Il a transformé le grand hall en salle de spectacle, accueillant le Théâtre National de Belgique sept saisons de suite. On ne bâtit pas une âme en quelques années. Celle de Lébioles s’est forgée sur un siècle.

Mais une âme, ça peut aussi se ternir. Après des années d’abandon à la fin des années 1990, c’est en 2025 que Gilbert Lodomez — homme qui connaît l’hôtellerie de prestige dans ses moindres recoins — reprend les rênes et engage une rénovation totale. En mars 2026, le Manoir rouvre ses portes en hôtel cinq étoiles. Façades nettoyées, marbres restaurés, escalier monumental préservé, 120 fenêtres retrouvées dans leur splendeur d’origine. Et pour la première fois de son histoire, le domaine est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. Un manoir du XXIe siècle, dans tous les sens du terme.

La décoration a été entièrement revisitée par la décoratrice Lucia Esteves qui a travaillé comme une couturière haute couture. Les seize suites et chambres disposent désormais de leur propre univers colorimétrique et de leur propre atmosphère. Ici, on ne réserve pas « une chambre », on choisit un décor. Cela fait seize bonnes raisons de revenir…

La table 

Le nouveau chef ,Thomas Ducroquet, n’est pas arrivé les mains dans les poches. Son parcours se lit comme un Who’s Who de la gastronomie française : Lameloise à Chagny (trois étoiles Michelin), Le Bristol à Paris, le Royal Champagne, l’Apogée à Courchevel, le Château Saint-Martin à Vence. Autant dire que quand il pose ses couteaux quelque part, on s’y attarde. À Lébioles, il signe une cuisine d’auteur où la technique ne prend jamais le dessus sur l’émotion. Ses assiettes racontent les Ardennes sans jamais s’y enfermer, portées par une obsession pour les circuits courts et la saisonnalité.

Pour les breuvages, on fera confiance à Alexandre Bourgard, qui officie en tant que sommelier. Formé au management hôtelier international chez Vatel, passé par l’Espagne, Hong Kong et Amsterdam, il a entièrement repensé la cave — désormais rénovée avec une attention particulière à la conservation des crus — et propose un nouveau service de dégustation qui mérite à lui seul le détour.

Le spa of Spa

Un joli jeu de mots pour désigner le wellness, véritable sanctuaire, conçu autour des quatre éléments, qui abrite quelque chose d’assez unique en Belgique : le seul spa Valmont du pays. La maison suisse, icône de la cosmétique cellulaire depuis 1905, y déploie ses rituels anti-âge d’exception — eau des glaciers d’Arolla, ADN triple, ARN liposomé — dans un cadre où le raffinement le dispute au silence. Vitalpool aux jets hydromassants, monde de saunas et hammams, fontaine de glace, douche d’aromathérapie : on entre épuisé, on ressort régénéré, légèrement hors du temps, vaguement incapable de se souvenir pourquoi on était si pressé.

A découvrir en urgence

Parce que Lébioles vient de traverser sa plus belle métamorphose depuis un siècle, parce que la forêt ardennaise n’a jamais été aussi belle que vue depuis les fenêtres d’une suite redécorée avec soin. Parce que Ducroquet est en train d’écrire ses meilleures pages. Parce que Spa, classée à l’UNESCO, le circuit de Spa-Francorchamps et le Royal Golf Club des Fagnes sont à deux pas — mais qu’une fois installé dans ce manoir, on n’a soudainement plus très envie de partir.

Le Manoir de Lébioles, c’est le luxe dans ce qu’il a de plus sincère : celui qui ne s’affiche pas, celui qui se ressent dès le premier regard, et dont on parle encore longtemps après avoir quitté les lieux.

 

 

● Manoir de Lébioles |
Domaine de Lébioles 1/5 — 4900 Spa (Creppe)
T +32 (0) 87 79 19 00
Copyright : Manoir de Lébioles